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Jeudi saint – Culte de Sainte Cène à la maison – 1er avril 2021

Paroisse de Furdenheim-Handschuheim

Liturgie de Sainte Cène, Jeudi Saint 2021, paroles de Pascal

Pour écouter la parole de Pascal cliquer sur le lien et cliquer sur la flèche « > » Lire… Ensuite vous pouvez revenir sur cette page.

En ce soir de Jeudi saint, nous faisons mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples, la première sainte Cène.

Nous vous proposons de partager la Cène chez vous en suivant le déroulement liturgique qui suit. Nous vous invitons à préparer une jolie table, une assiette avec du pain et une coupe ou un verre de vin ou jus de raisin.

Chacun qui le désire pourra suivre la liturgie et communier chez lui, ou simplement suivre le cheminement liturgique et méditer sur le sens de la Sainte-Cène sans communier.

Musique pour entrer dans ce temps de culte

Même si nous sommes confinés chez nous en raison du couvre-feu, nous sommes en communion les uns avec les autres et nous célébrons la dernière Pâques de Jésus avec ses disciples. C’est la Sainte Cène.

Que la grâce et la paix nous soient données de la part de Dieu et de Jésus-Christ notre Sauveur.

Les récits des évangiles soulignent combien l’ambiance de cette dernière Pâque de Jésus est lourde : les chefs religieux ont décidé de faire mourir Jésus et cherchent la bonne occasion de l’arrêter, Jésus annonce la trahison de Judas et le reniement de Pierre.

Quand on célèbre la Pâque juive, c’est la joie de la libération de l’esclavage en Egypte. La sainte Cène que le Christ institue lors de cette dernière Pâque qu’il mange avec ses disciples nous rappelle qu’il donne sa vie pour nous et nous libère de l’esclavage du mal et du péché. Elle annonce la croix, mais également l’espérance du Royaume qui vient.

Psaume 111

  • Alléluia ! Je veux louer le Seigneur de tout mon cœur parmi les fidèles assemblés.
  • Les œuvres du Seigneur sont grandioses ;
  • tous ceux qui trouvent leur plaisir en elles les recherchent.
  • Splendeur et majesté distinguent ses actes. Sa justice demeure à jamais.
  • Il veut que l’on se souvienne de ses actions extraordinaires.
  • Le Seigneur est bienveillant et plein de tendresse,
  • il donne de la nourriture à celui qui reconnaît qu’il est Dieu,
  • il se souvient toujours de son alliance.
  • À son peuple, il a montré sa force en action quand il lui donna le pays d’autres peuples.
  • Vérité et justice marquent tout ce qu’il fait.
  • Toutes ses décisions sont dignes de confiance, établies pour toujours.
  • Vérité et droiture en sont les marques.
  • Il a envoyé la délivrance à son peuple, qu’il a lié à lui par une alliance éternelle.
  • Il est le Dieu saint et redoutable.
  • Reconnaître l’autorité du Seigneur, c’est le commencement de la sagesse.
  • Tous ceux qui s’en inspirent montrent leur bon sens.
  • La louange du Seigneur subsiste pour toujours.

Chant : AL 24/07 De toi, Seigneur, nous vient le don…

1. De toi, Seigneur, nous vient le don / Du repas de la fête.
En ce désert où nous marchons, / Toujours tu nous l’apprêtes.
Richesse en notre pauvreté, / Réponse à notre attente,
Ta Pâque nous rassemble.

2. Ce feu que tu vins allumer / Enflamme notre monde,
Foyer visible d’unité, : Bonté qui nous inonde.
L’amour bâtit la communion / Sur cette unique pierre
Pour notre terre entière.

Jean 13, 1-17 : la manifestation de l’amour du Christ

  • C’était la veille de la fête de la Pâque. Jésus savait que l’heure était venue pour lui de quitter ce monde pour aller auprès du Père. Il avait toujours aimé les siens qui étaient dans le monde et il les aima jusqu’à la fin. Jésus et ses disciples prenaient le repas du soir. Le diable avait déjà persuadé Judas, fils de Simon Iscariote, de trahir Jésus…
  • Jésus se leva de table, ôta son vêtement de dessus et prit un linge dont il s’entoura la taille. Ensuite, il versa de l’eau dans une cuvette et se mit à laver les pieds de ses disciples, puis à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de la taille.
  • Il arriva près de Simon Pierre, qui lui dit : « Seigneur, vas-tu me laver les pieds, toi ? »
  • Jésus lui répondit : « Tu ne saisis pas maintenant ce que je fais, mais tu comprendras plus tard. »
  • Pierre lui dit : « Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te les lave pas, tu n’auras aucune part à ce que j’apporte. »
  • Simon Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, ne me lave pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
  • Jésus lui dit : « Celui qui a pris un bain n’a plus besoin de se laver, sinon les pieds, car il est entièrement propre. Vous êtes propres, vous, mais pas tous cependant. » Jésus savait bien qui allait le trahir. »
  • Après leur avoir lavé les pieds, Jésus reprit son vêtement, se remit à table.
  • Jésus leur dit : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné un exemple pour que vous agissiez comme je l’ai fait pour vous.
  • Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : un serviteur n’est pas plus grand que son maître et un envoyé n’est pas plus grand que celui qui l’envoie.
  • Maintenant vous savez cela ; vous serez heureux si vous le mettez en pratique.

Qu’est-ce que ce récit du lavement des pieds me fait comprendre de l’amour de Dieu ? Comment est-ce que je reçois ces paroles du Christ aujourd’hui, en ce temps de crise sanitaire qui dure ? En quoi elles m’aident à comprendre le sens et la portée de la croix ? A quel engagement concret me conduisent ces paroles de Jésus ?

  • Dans le judaïsme, pour fêter la Pâque qui rappelle la délivrance du peuple lorsqu’il est sorti de l’esclavage, on mange des pains sans levain. Pour préparer la fête, il faut enlever toutes les traces de levain, de fermentation, de pâte levée.
  • Les rabbins expliquent que le levain symbolise cette inclinaison qui existe en chacun de nous à faire pression sur notre prochain, à l’opprimer, à l’humilier. C’est là une mauvaise herbe qui repousse continuellement dans nos cœurs et nos esprits sous les formes les plus variées. Il est nécessaire de l’extirper pour accueillir la parole qui nous libère de nos esclavages.
  • Dans l’épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul parle de cette tradition : « Purifiez-vous du vieux levain, et vous serez comme une pâte nouvelle, sans levain, ce que vous êtes déjà. En effet, Christ notre Pâque a été immolé. Célébrons donc la fête, non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité.
  • Dans la maison et dans nos cœurs, nous faisons place nette pour quelque chose de nouveau ! Il faut aussi enlever le vieux levain de nos cœurs.
  • Faisons-le en demandant pardon au Seigneur pour nos péchés.
  • Nous le confessons aujourd’hui devant toi, nous sommes si maladroits pour mettre ta parole en pratique,
  • En Jésus-Christ, tu nous as rejoints dans notre humanité et il ne l’a pas fait en devenant un roi qui veut être servi, mais en devenant lui-même serviteur. Lors de son dernier repas, il a la vé les pieds de ses disciples afin de nous apprendre à devenir serviteurs les uns des autres
  • Nous préférons être servis que serviteurs
  • Nous comprenons l’amour du prochain comme de la simple cordialité
  • Nous réduisons l’observance de ta Parole à la conduite d’une vie droite et bien ordonnée
  • Aie pitié de nous. Amen

Méditation musicale

Ta Parole, l’Evangile, Parole de vie, d’amour, de pardon, d’espérance, de paix, de libération, Seigneur, ne nous rejoint pas seulement par des mots ; aujourd’hui elle est là dans cette coupe et dans ce pain. Dans ce repas, nous comprenons que tu nous aimés jusqu’au bout, que tu nous accueilles et que tu nous renouvelles.

Nous t’en prions, accorde-nous le privilège de ton Esprit pour que ce pain et ce vin deviennent des signes de l’amour et de la mort de ton Fils, de sa Passion et de sa résurrection. Que ce repas nous apprenne à devenir serviteurs les uns des autres, qu’il soit une nourriture qui nous donne le courage de vivre ta parole. Amen.

Pour confesser la foi (Philippiens 2, 5-11)

  • Jésus possédait depuis toujours la condition divine,
  • mais il n’a pas voulu demeurer à l’égal de Dieu.
  • Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait
  • et il a pris la condition de serviteur.
  • Il est devenu un être humain parmi les êtres humains,
  • il a été reconnu comme un homme ;
  • il a accepté d’être humilié et il s’est montré obéissant
  • jusqu’à la mort, la mort sur une croix.
  • C’est pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place
  • et lui a donné le nom supérieur à tout autre nom.
  • Il a voulu qu’au nom de Jésus, tous les êtres,
  • dans les cieux, sur la terre et sous la terre, se mettent à genoux,
  • et que tous reconnaissent publiquement :
  • « Le Seigneur, c’est Jésus Christ, pour la gloire de Dieu le Père. »

Chant : AL 14/11 A celui qui nous aime…

A celui qui nous aime,
Qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
Et qui a fait de nous un royaume,
Des sacrificateurs pour Dieu son Père,
A lui soient la gloire et la puissance, (2X)
Aux siècles des siècles ! Amen ! Amen !

La liturgie de Sainte-Cène

Prière de Préface 

Il est digne et juste, il est raisonnable et salutaire de te rendre grâce en tout temps et en tout lieu, Dieu tout puissant, Père éternel et saint, toi qui à cause du grand amour dont tu nous as aimés, nous as délivrés de la puissance des ténèbres pour nous faire entrer dans le royaume de ton Fils bien-aimé, Jésus-Christ, notre Seigneur.

C’est pourquoi avec la multitude innombrable qui se tient devant le trône de l’Agneau immolé, nous exaltons et nous magnifions ton nom : Saint, saint, saint est le Seigneur ! Toute la terre est remplie de sa gloire. Hosanna au plus haut des cieux.

Institution de la sainte cène Matthieu 26,

Ecoutons comment le Christ a institué la Sainte Cène

  • Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez et mangez ceci, c’est mon corps. »
  • Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang qui garantit l’alliance de Dieu et qui est versé pour une multitude de gens, pour le pardon des péchés.
  • Je vous le déclare : dès maintenant, je ne boirai plus de ce vin jusqu’au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père. »

Pour méditer :  

Qu’est-ce que ce récit me fait comprendre de l’amour de Dieu ? Comment est-ce que je reçois ces paroles du Christ ? En quoi il m’aide à comprendre le sens et la portée de la croix ? A quoi m’engage-t-il ?

Prière et Notre Père

Nous nous souvenons, Père saint et juste, de la vie et de l’œuvre de ton Fils bien-aimé, de sa Passion et de sa mort, et nous attendons le jour où il viendra dans sa puissance et dans sa gloire.

Père, voici ce pain et ce vin que nous tenons de Lui : nous te rendons grâces pour ces signes visibles du sacrifice qu’il a offert pour nous sur la croix.

Envoie sur nous ton Saint-Esprit pour qu’il nous sanctifie, nous renouvelle et qu’en recevant ce pain et ce vin, nous puissions communier au corps et au sang de notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils.

Qu’ainsi nous tous qui, même confinés dans nos maisons, recevons ce même pain et cette même coupe, nous soyons unis en un seul corps et grandissions en Jésus-Christ, le chef de l’Eglise qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, aux siècles des siècles.

Notre Père

Chant : AL 24/06 C’est toi Seigneur le pain rompu…

C’est toi, Seigneur, le pain rompu, / Livré pour notre vie.
C’est toi, Seigneur, notre unité, / Jésus ressuscité!

Jésus, nous rappelons ta mort / Et ta résurrection,
Et dans la foi nous attendons / Le jour de ton retour.

Nous partageons un même pain / Dans une même foi,
Et nous formons un même corps, / L’Eglise de Jésus.

Invitation :

Jésus dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim.

Je suis la source d’eau vive. Celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Le Seigneur nous invite, il est présent au milieu de nous dans ce pain et dans ce vin.

Venez, car tout est prêt.

Fraction  et communion

Prendre le pain

Le pain est la nourriture du peuple de Dieu. Nous nous souvenons de l’histoire du peuple de Dieu dans le désert lorsque Dieu leur donna du pain à manger.

Nous nous souvenons du prophète Elie qui a reçu du pain dans le désert de la main d’un ange et qui retrouva des forces. Nous nous souvenons que les prophètes ont prédit qu’un jour tout le monde aura assez de pain pour vivre et travailler.

Nous nous souvenons que Jésus a nourri 5000 personnes sur une colline avec du pain.

Nous nous souvenons de ce dernier repas de Jésus avec ses disciples au cours duquel il leur a partagé le pain en disant : ceci est mon corps donné pour vous.

Il y a un mystère dans le pain. La graine est morte dans la terre et a porté du fruit après sa mort. La mort a produit des centaines de nouvelles graines et Jésus a utilisé cette image pour lui-même.

Le pain que nous rompons est la communion au corps de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été donné pour nous.

Manger le pain

Prendre la coupe

Le vin est la boisson du peuple de Dieu. Il  a été créé pour nous ravir.

Il représente la mort d’un millier de raisins. Le vin rappelle la souffrance. Les raisins ont été foulés aux pieds et détruits sans pitié comme le sont beaucoup de gens. Quand nous en buvons, cela nous rappelle l’histoire de  notre humanité.

Mais c’est aussi cette folle histoire de Jésus qui lors d’une noce fit couler plus de vin que la foule ne pouvait en boire. Et c’était même du bon vin !

Ce vin, Jésus nous dit que c’est son sang versé pour nous, pour le pardon des péchés… Nous allons prendre un peu de ce vin, geste modeste chargé d’espérance. Nous l’accomplissons dans l’attente du grand festin auquel tous les hommes sont invités.

La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâce est la communion au sang de notre Seigneur Jésus-Christ qui a été versé pour nous.

Boire la coupe

Chant : AL 55/07 Grain de blé…

Grain de blé qui tombe en terre,  / si tu ne meurs pas

Tu resteras solitaire,  / ne germeras pas.

Qui à Jésus s’abandonne  / trouve la vraie vie.

Heureux l’homme qui se donne,  / il sera béni

Prière de reconnaissance

Pour la force et le réconfort que tu nous as donnés par le corps et le sang du Christ, loué sois-tu Seigneur.

Pour ce repas qui nous dit ton immense amour pour nous, ton pardon et ta grâce, loué sois-tu Seigneur.

Pour l’unité en un même corps de tous ceux qui participent au même pain et à la même coupe, grâces te soient rendues Seigneur.

Pour la vision de ton Royaume éternel, nous te louons et nous t’adorons, Seigneur.

Amen

Pour la prière d’intercession, pensons

  • à tous les acteurs de la santé, aux chercheurs
  • aux malades, à leurs familles, et aux personnes dans le deuil
  • aux personnes âgées dans les EHPAD ou chez elles, et aux personnes qui s’occupent d’elles
  • à toutes celles et ceux qui sont victimes d’injustices, de violence, de haine
  • aux détenus, et à leurs familles, aux personnels pénitentiaires
  • à celles et ceux qui ont peur pour leur avenir, qui sont au chômage partiel
  • aux jeunes
  • aux responsables politiques, économiques, culturels, sociaux

Pensons aussi à nos départements et territoires d’Outre-mer, à Madagascar, au Mozambique, à Haïti

Chant : AL 118, 1 ; 3 ; 4

Célébrez Dieu, rendez lui grâce, / Car éternel est son amour.
Inclinez vous devant sa face, / Car éternel est son amour.
Avec ardeur que tous s’accordent  / Pour discerner de jour en jour
Les dons de sa miséricorde,  / Car éternel est son amour.

J’entends un chant de délivrance ; / Un cri joyeux s’est élevé:
Dieu manifeste sa puissance, / Son bras vainqueur l’a emporté.
S’il nous éprouve, il nous fait vivre ;  / Venez tous et le célébrez.
C’est de la mort qu’il me délivre; / Je ne crains pas car je vivrai

Envoi et bénédiction

Que le Seigneur te bénisse et te garde

Qu’Il te regarde avec bienveillance et t’accorde sa grâce.

Qu’Il te regarde avec amour et t’accorde sa paix.

Musique