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Obsèques en temps d’épidémie

En cas de décès, les pasteurs sont autorisés à présider une courte cérémonie au cimetière pour la mise en terre du cercueil ou le dépôt de l’urne funéraire, dans la stricte intimité familiale et le respect des mesures barrière. N’hésitez donc pas à prendre contact avec votre pasteur.

Ne pas reporter

Perdre un être cher est un déchirement. Le confinement rend les choses plus difficiles encore, car l’adieu ne peut pas avoir lieu comme nous en avons l’habitude : seules des cérémonies d’inhumation au cimetière (enterrement ou dépôt d’urne funéraire), en assemblée réduite et à distance les uns des autres peuvent avoir lieu.

Pourtant même dans ces circonstances, cet adieu est important : il permet d’être ensemble, de prier, d’écouter des paroles réconfortantes. Aussi je vous encourage à ne pas reporter la cérémonie d’enterrement, pour au moins deux raisons :

  • C’est au moment du décès que nous avons besoin de dire adieu à la personne chère, que nous avons besoin de la remettre à Dieu et que nous avons besoin d’être accompagnés. Reporter la cérémonie risque de rendre le deuil plus difficile : le début du travail de deuil va être différé d’autant et la douleur de la perte sera ravivée au moment de la cérémonie différée, comme si le temps écoulé depuis le décès et le chemin parcouru n’avaient pas eu lieu.
  • Reporter une cérémonie en espérant pouvoir rassembler une assemblée plus nombreuse risque d’être un report à long terme : la levée de confinement va être progressive et les assemblées nombreuses seront encore interdites pendant quelque temps, sans que nous sachions pour combien de temps. Or on ne peut pas mettre la douleur, ni le deuil en suspens.

Pour ceux qui ne pourraient pas être là, pour des raisons de santé ou d’éloignement, on pourra envisager d’utiliser des moyens de communication modernes pour leur permettre de s’associer, même à distance, à la cérémonie au cimetière. Ou peut-être envisager plus tard, un temps de recueillement et de prière en famille avec le pasteur.

La situation est inhabituelle, mais l’Eglise n’est pas figée, elle est vivante et peut vous accompagner : dans tous les cas, prenez contact avec votre pasteur, pour trouver dans le dialogue, le moyen d’être accompagné dans votre deuil.