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Une parole pour cette semaine 41 – 26 mai au 1er juin 2021

Genèse 11, 4 ; 7

Ils dirent encore: Allons! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre.

Et l’Éternel dit : Allons ! Descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres.

Actes 2, 4-7 ; 11 

Ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel… Ils étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ?

Paroles

            Le déconfinement se poursuit, l’optimisme grandit, les activités reprennent peu à peu, même si la prudence reste de mise. Mais comment allons-nous vivre et construire cette « vie d’après » ? Les deux paroles qui nous accompagnent cette semaine nous balisent le chemin. Le message de Pentecôte que nous venons de fêter nous en donne la dynamique.

            Pour mieux comprendre Pentecôte, il nous faut être attentif au récit de la tour de Babel. Dès les origines, il y avait une diversité de tribus et de cultures,. Au fil des migrations, elles se sont retrouvées avec le projet de construire une tour pour atteindre le ciel, s’élever jusqu’à Dieu, le détrôner, et même se passer de lui. Au coeur de leur projet, il y a la volonté de construire une unité dans l’uniformité, en nivelant les spécificités de chaque tribu. La volonté de tout maîtriser, de tout dominer, et d’être comme des dieux. La volonté de se faire un nom et de se glorifier. C’est l’orgueil qui est le péché. Cet orgueil de Babel reste d’actualité dans nos sociétés. Il n’y a qu’à voir comment les cultures sont nivelées et comment par les technologies, on veut tout maîtriser… Ce récit est un avertissement pour nous.

            Mais Dieu descend regarder et intervient : il disperse les humains, et confond leur langage. Ils ne se comprennent plus. L’orgueil mène à la division, à l’incompréhension. Malgré les interventions de Dieu, les humains ne sont pas revenus à Dieu. Mais Dieu veut que les humains puissent revenir à Lui.  Il a appelé Abraham, puis un peuple pour lui donner sa Loi et en faire son témoin parmi les peuples. Jusqu’au moment, où Dieu a dû venir lui-même en Jésus-Christ pour apporter le salut aux humains. C’est l’histoire du salut. Et le Saint-Esprit est envoyé à Pentecôte. À nouveau des gens de toutes nations et de toutes langues sont réunis à Jérusalem. Par l’action de l’Esprit saint qui donne aux apôtres de s’exprimer en d’autres langues, chacun entend parler des merveilles de Dieu dans sa propre langue, dans sa propre culture. C’est la gloire de Dieu qui est manifestée, les regards sont tournés vers Dieu. Contrairement à Babel, les humains sont recentrés sur Dieu et plus sur eux-mêmes. C’est ainsi qu’ils apprennent à servir Dieu et les humains, et non plus leur propre gloire. Le récit de Pentecôte est un encouragement pour nous.

            Alors que nous entrons dans cette vie dite d’« après », il nous faut entendre ce message. C’est en servant le Seigneur et en étant tourné vers la gloire de Dieu que nous pourrons vivre une vie plus harmonieuse, plus juste. Et construire une société plus fraternelle.

Suivie de la Bible cette semaine :

Mercredi 26 :   Actes 3, 11-16          Dimanche 30 :  Psaume 29

Jeudi 27 :         Actes 3, 17-26          Lundi 31 :         Actes 4, 23-31

Vendredi 28 :   Actes 4, 1-12            Mardi 1er juin : Actes 4, 32-37

Samedi 29 :     Actes 4, 13-22

Pensons dans notre prière

– aux acteurs de la santé, en particulier aux personnels soignants

– aux malades, à leurs familles et aux personnes en deuil

– aux candidats aux prochaines élection départementales et régionales

– aux migrants, aux réfugiés, aux demandeurs d’asile et à celles et ceux qui les accompagnent

– aux familles, en particulier celles qui sont en difficulté, qui se déchirent

– aux écoliers, collégiens et lycéens et à leurs enseignants

Pensons aussi à l’Uruguay, au Venezuela, à l’Irak, à la Syrie, à l’Algérie, au Maroc, à la Russie, à la Réunion.