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Une parole pour cette semaine 39 – 12 au 18 mai 2021

Ecclésiaste 3, 1-4

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté… un temps pour abattre, et un temps pour bâtir; un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser…

Ephésiens 5, 16

Faites un bon usage de toute occasion qui se présente à vous, car les jours que nous vivons sont mauvais.

Paroles

            « Les jours que nous vivons sont mauvais » Cette parole de Paul décrit bien la période de crise que nous traversons. Les deux paroles qui nous accompagnent ces jours nous invitent à repenser notre relation au temps, et la manière dont nous vivons les temps qui se présentent à nous. C’est urgent, d’autant que nous sommes pressés de retrouver une vie plus « normale ».

            L’Ecclésiaste nous invite à une valse à 28 temps, des temps souvent contradictoires qui marquent nos vies et nous rappellent que nos vies sont faites de contradictions et qu’il n’y a pas de vérité immuable ici-bas. Car avec le temps, nos objectifs, nos actions, nos idées aussi évoluent et changent, et nous le vivons dans ce temps de pandémie. Si on lit toute la liste de temps énoncée par le sage, on s’aperçoit que 4 fois 7 temps sont possibles malgré la fragilité et la brièveté de nos vies. A nos « Je n’ai pas le temps », à nos vies dominées par la tyrannie du temps, trop rapide, ou trop lent ou trop confiné, l’Ecclésiaste répond : beaucoup de choses sont possibles, nous avons beaucoup de temps. En fait le temps de 4 vies. Au moment où nous allons peu à peu sortir des contraintes de temps et des limitations dans nos possibilités de vivre, nous sommes appelés à retrouver un bon usage du temps.

            L’Ecclésiaste nous y encourage. Le tout est de savoir choisir son temps et de ne pas vivre à contretemps. C’est-à-dire ne pas vivre enfermé dans le passé avec les regrets de ce qu’on aurait pu manquer ; ou ne pas vivre dans l’avenir, au point d’en oublier le présent. Il s’agit de savoir être présent à son présent, de savoir saisir et vivre le moment présent :il y a un temps de crise et un temps de sortie de crise ; il y a le temps pour la famille et le temps pour la vie professionnelle…  Il s’agit aussi de savoir prendre le temps d’avoir le temps. C’est ainsi que l’on fera bon usage du temps, du moment qui s’offre à nous et que l’on ne passera pas à côté de ce que nous avons à vivre. C’est ainsi que l’on pourra entrer vraiment dans cette vie d’après, que l’on veut différente.

            Mais nous ne sommes pas seuls. Pour apprendre à bien vivre le temps, nous pouvons regarder au Christ qui a su prendre le temps d’être parmi nous, qui n’a pas manqué son heure. Lui qui n’était pas pressé et savait prendre le temps de vivre pleinement les rencontres qu’il faisait. Il nous apprend à vivre libérés de la tyrannie du temps. Car chaque temps pleinement vécu, nous construit sur un socle solide pour avancer et être disponibles pour nos prochains.

Suivie de la Bible cette semaine

Mercredi 12 :  Proverbes 29, 1-18               Dimanche 16 :  Psaume 27

Jeudi 13 :         Psaume 47                             Lundi 17 :               Actes 1, 1-14

Vendredi 14 :  Proverbes 30, 1-19                Mardi 18 :               Actes 1, 15-26

Samedi 15 :     Proverbes 31, 1-9

Pensons dans notre prière

– aux acteurs de la santé, en particulier aux personnels soignants

– aux malades, et en particulier à celles et ceux dont les soins ont été reportés

– aux acteurs de la Justice, aux personnels pénitentiaires

– aux détenus, à leurs familles, aux aumôniers de prison, aux associations de réinsertion,

– aux victimes et à leurs familles, aux associations d’aide aux victimes

– à celles et ceux qui travaillent pour la justice sociale

Pensons aussi au Brésil, au Vénézuela, au Malawi, au Congo-Brazzaville (République du Congo), à la République démocratique du Congo (RDC), à l’Inde, à la Malaisie, à la Guyane.